OPHELIA

05min12 – 16/9 – HD – 2012.

Réalisée dans le Parc Saint Léger à Pougues-les-Eaux, Ophelia évoque le réveil d’une créature qui capture des hommes pour les donner en proie à un marais. Ma volonté première était d’être la figure topique de film de genre, du monstre portant la femme évanouie ; cependant, comme figure au féminin, elle arbore dans ses bras un homme évanoui. La difficulté de le porter crée une tension dans le corps, provoque plus de densité, privilégie sa verticalité, en brisant l’horizontalité des plans suggérée par la ligne d’eau du marais. Le montage alterné se double d’un montage sonore par contamination ainsi qu’un jeu sur la subjectivité des plans d’eau pour susciter une ambiguïté quant à la nature de l’action. Le marais peut s’appréhender comme une entité à part entière ou comme une vision fantasmagorique plus abstraite.